Il faut du temps

Avant de courir un marathon, pensez à vous préparer sur des distances moins longues. Commencer par des courses de 5 à 10kilomètres, et des semi-marathons  avec des vitesses croissantes au fil du temps avant de passer au cap supérieur.

Vous devrez bien vous organiser et augmenter vos séances d’entraînements par semaine à mesure que vous  progressez.

Ces efforts de préparation vont vous permettre d’apprendre à vous connaître, vous, votre mental et votre corps sur des distances de plus en plus longues. Si vous vous sentez plus disciplinés quand vous êtes accompagnés, faites-vous coacher par un  spécialiste de la discipline et convenez ensemble d’un planning d’entraînement.

Un entraînement long et régulier

Le premier objectif du plan d’entraînement que vous avez choisi pour ce premier marathon doit être tout simplement de terminer votre épreuve. Soyez modeste, vous élèverez votre niveau d’exigence pour votre deuxième marathon. 

Ce long temps de préparation va forcément chambouler votre équilibre familial voire professionnel, car vous allez avoir besoin de consacrer beaucoup de temps à cet entraînement mental et physique. Parlez-en à vosproches : sont-ils prêts à vous soutenir ? À faire des sacrifices avec vous ? Vous allez devoir procéder à beaucoup d’arbitrages afin de trouver un bon équilibre.

La clé de la réussite est la discipline et le travail acharné. Vous devrez suivre votre  plan d’entraînement, et ce, même quand l’envie de vous entraîner vous tentera le moins. Plusieurs entraînements de course à pied par semaine, en longue distance comme en fractionné sont indispensables pour progresser sur tous les plans.

Jj-14

Vous ne devez pas  arriver éreinté le jour J, au risque de ne pas faire une performance optimale. Pour cela, vous réduisez la durée de vos dernières séances sans en diminuer l’intensité. De même, profitez de ces deux semaines pour régler tous les détails matériels qui pourraient vous stresser le jour J : équipement divers, alimentation, boisson, nuit confortable la veille et récupération. 

Votre dernière sortie longue de 2 heures 30 maximum aura lieu une dizaine de jours avant. Quant à la dernière session running avant le grand jour, fixez-la 4 jours avant.

Vous allez devoir faire des sacrifices : organisez-vous des nuits régulières de 7 à 8 heures, oubliez les sorties, supprimez l’alcool, favorisez une cuisine variée, légère, riche en fruits et légumes. Prenez grand soin de vos pieds durant ces derniers jours. Allez chez un professionnel de la pédicure, massez-les avec une crème anti-frottement, coupez les ongles à raz, dégagez vos ongles incarnés et éliminez les peaux mortes. Imprégnez-vous de votre parcours : Ici-même sur notre site, vous pouvez visualiser le trajet ou allez en mototaxi sur le site afin de vous familiariser. Cela vous permettra de vous fixer des objectifs et des repères en fonction des rues, des carrefours, des immeubles… Cela vous mettra sûrement en confiance.

Le jour dit, prenez du plaisir!

Gardez-vous de confier vos affaires à des inconnus qui se proclameraient comme en charge. L’organisation prendra des mesures sécuritaires pour vos sacs. Commencez toujours par vous échauffer, ne partez pas trop vite, maîtrisez vos émotions et restez concentrés. Souvenez-vous que votre objectif est de terminer et de préférence sans incident.

Adoptez une attitude mentale positive le jour J. Vous vous êtes donné les moyens de réussir durant plusieurs mois, donc savourez et profitez de chaque instant. C’est votre grand défi, ne pensez qu’à vous, vous en avez le droit. Prendre duplaisir lors de la pratique du running est essentiel.

Après la course, récupérez et revivez ces souvenirs exquis!

La semaine suivante sera réparatrice : aucune activité physique forcée. Marchez si besoin, le plus naturellement possible. Puis une semaine après, vous pouvez exercer une activité récupératrice en piscine idéalement : cette activité « portée » est non traumatisante et sera bénéfique pour vos articulations.

Ce sont toutes ces semaines et ces mois de travail intense, de sacrifice et d’abnégation qui font la valeur de cette belle épreuve.

Préparer une épreuve sportive aussi mythique constitue un réel « cap » dans la vie d’un coureur à pied. C’est à la fois un travail d’endurance, de persévérance, de continuité dans l’effort et la motivation. C’est aussi un incroyable chemin de développement personnel, de travail sur la connaissance et l’estime de soi : on en ressort forcément transformé.